Sumário
Carta de ofício do cônsul da Rússia para o Conde d'Osterman (26 de Junho de 1787)
Ano
s.a.
Biblioteca/Arquivo
Biblioteca da Ajuda
Cota
Pasta 51 - XII-10, ff. 370-371v

Carta de ofício do cônsul da Rússia para o conde de Osterman, na corte de São Petersburgo.

Lisboa, em 26 de Junho de 1787

 

 

Aujourd’hui nous attendons la reine et toute la Cour au Palais de cette ville, et nous espérons que la présence de la souveraine contribuera à la définition de plusieurs affaires, aux quelles le Publique est intéressé si on peut en croire les propos de


le séjour de la famille royale dans cette capitale dépendra du plus ou moins d’effet des eaux d’Alcacerias dont la reine va prendre les bains après quoi elle ira passer à Queluz le restant des chaleurs.

Malgré les plaintes de beaucoup de personnes sur le peu d’activité du Ministère, quant aux  dépêches, il n’en est pas moins vrai qu’il n’est pas resté oisif à  Caldas, puisqu’il va paroitre un Décret, par le quel la Chambre Royale de Censure est abolie, pour continuer les opérations sous une autre forme, et sous le nom de Junta ou Assemblée de Censure des livres ; avec un Président, et huit Députés seulement, au lieu d’une trentaine qu’ils étoient. Le Gouvernement gagne par cette reforme plus de 100. 000 roubles d’appointement, qui se trouvent éteints par cette suppression, et les huit Députés une augmentation d’honoraires. C’est le Principale Abranches qui est revetu de la place de Président.

La bonté de la reine c’est également intéresé à soulager la plus nécessiteuse, quoi que la plus utile partie du peuple de cette capitale, en supprimant, pour 10, ans le droit sur le poisson salé


qui se pêchera sur les côtes du Portugal. Au moment ou j’ai l’honneur d’écrire à V. E. tous les pêcheurs, au nombre de plus de 4.000, sont avec leurs bateaux pavoisés d’une infinité de banderoles, et de pavillons, mouillés devant la place du Commerce en face du palais pour attendre le retour de la Souveraine, et la remercier par leurs cris de joie.

Hier se fit, sur un des deux théâtres de cette Ville la première répétition de la tragédie de Sesostris en Egypte ; mais malgré les représentations  d’une partie de la Noblesse bien pensante, et le consentement de l’Archevêque Confesseur, il n’y aura sur la scène que des hommes. ainsi toutes nos espérances, à cet égard, sont évanouies, quoiqu’on eut lieu d’attendre le contraire.

Le Vaisseau la Méduse rentré, il y a déjá quelques jours, a été soumis à une quarantaine  beaucoup plus rigoureuse que les autres bâtiments Portugais, s’étant trouvé lors de son arrivée, avec une grande quantité de malades. mais comme les symptômes, n’en sont plus dangereux, on assures qu’elle viendra á la fin de cette semaine, donner fond, au mouillage royal, et qu’on travaillera


 

aussitôt à le réparer des dommages qu’il a essuyés dans la tempête.

Depuis le 16, jusqu’au 22, de ce mois, il est entré dans le port de Lisbonne, 18 navires marchands Etrangers, et 11 Portugais. Il est sorti pendant la même semaine, 20, navires marchands Estrangers ; et 3, Portugais. J’ai l’honneur d’être &.ª 

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Carta d’off.º do Consul da Russia, p.ª o

Conde d’Osterman, na Corte de S. Peters-

-bourgo. Lx.ª em 26 de Novembro 1787

 

Aujourd’hui nous attendons la Reine et toute

la Cour au Palais de cette ville, et nous espérons

que la présence de la souveraine contribuera à la

définition de plusieurs affaires, aux quelles le Pu

blique est intéréssé si on peut en croire les propos de


 

le séjour de la famille R.le dans cette capitale

dépendra du plus ou moins d’effet des eaux d’Al

cacerias dont la Reine va prendre les bains après

quoi elle ira passer à Quèlus le restant des chaleurs.

Malgré les plaintes de baeucoup de personnes

sur le peu d’activité du Ministère, quant aux

dépêches, il n’en est pas moins vrai qu’il n’est

pas Resté oisif à  caldas, puisqu’il va parôitre

un Décret, par le quel la Chambre Royale de

Censure est abolie, pour continuer les opérations

sous une autre forme, et sous le nom de Junta

ou Assemblée de Censure des livres ; avec un Pré

sident, et huit Députés seulement, au lieu d’une

trentaine qu’ils étoient. Le Gouvernement gagne,

par cette reforme, plus de 100,000 roubles d’ap-

pointemens, qui se trouvent éteints par cette su

pression, et les huit Députés une augmentation

d’honoraires. C’est le Principale Abranches qui

est Revêtu de la place de Président.

La bonté de la Reine c’est également intéresé à

soulager la plus nécéssiteuse, quoi que la plus

utile partie du peuple de cette capitale, en sup

rimant, pour 10, ans le droit sur le poisson salé

                                                                 qui


qui se pêchera sur les côtes du Portugal. Au mo

ment ou j’ai l’honneur d’écrire à V. E. tous les

pêcheurs, au nombre de plus de 4.000, sont avec leurs

bateaux pavoisés  d’une infinité de banderolles, et

de pavillons, mouillés devant la place du Commer

ce en face du palais pour atendre le retour de

la Souveraine, et la Remercier par leurs cris de joye.

Hier se fit, sur un des deux théatres de cette

Ville la première Répétition de la tragédie de Se

sostris en Egypte ; mais malgré les Réprésentations

d’une partie de la Noblesse bien pensante, et le

consentement de l’Archevêque Confesseur, il n’y

aura sur la scêne que des hommes. ainsi toutes

nos espérances, à cet égard, sont évanouies, quoi

qu’on eut lieu d’attendre le contraire.

Le Vaisseau la Méduse rentré, il y a déjá

quelques jours, a été soumis à une quarantaine

beaucoup plus Rigoureuse que les autres bâtimens

Portugais, s’étant trouvé lors de son arrivée, avec

une grande quantité de malades. mais comme les

symptómes, n’en sont plus dangereux, on assûres

qu’elle viendra á la fin de cette semaine, donner

fond, au mouillage Royal, et qu’on travaillera

                                                           aussi


aussitôt à le réparer des dommages qu’il a éssuyés

dans la tempête.

Dépuis le 16, jusqu’au 22, de ce mois, il est entré

dans le port de Lisbonne, 18 navires marchands

Etrangers, et 11 Portugais. Il est sorti pendant

la même semaine, 20, navires marchands Estran

gers ; et 3, Portugais. J’ai l’honneur d’être &.ª

Hoje aguardamos a rainha e toda a corte no palácio desta cidade e esperamos que a presença da soberana contribua para a definição de diversos assuntos que interessam ao público. Pode-se presumir que os propósitos de


 

estada da família real nesta capital dependerão do maior ou menor efeito das águas de Alcaçarias onde a rainha se vai banhar para depois ir para Queluz passar o resto da época estival.

Apesar dos lamentos de muitas pessoas por causa da pouca actividade do Ministério no que diz respeito aos despachos, não é menos verdade que ele não esteve ocioso nas Caldas, já que aparecerá um decreto que vai abolir a Câmara Real da Censura para se continuarem as operações de uma outra forma, com a designação de Junta ou Assembleia da Censura dos Livros, com apenas um Presidente e oito deputados, em vez da trintena que havia. O Governo ganha, com esta reforma mais de 100.000 rublos em nomeações para postos que se extinguem com esta supressão e os oito deputados um aumento de honorários. O principal Abranches foi investido no lugar de Presidente.

A bondade da rainha está igualmente interessada em aliviar a mais necessitada, quiçá a mais útil camada do povo desta capital, suprimindo por dez anos o direito sobre o peixe salgado


 

que se pesque nas costas de Portugal. No momento em que tenho a honra de escrever a V. Exa., todos os pescadores, num número que ultrapassa os 4000, com os barcos empavesados com uma infinidade de bandeirolas e de bandeiras, colocadas diante da Praça do Comércio, em frente do palácio para aguardarem o regresso da soberana e lhe agradecerem com gritos de alegria.

Ontem, num dos dois teatros desta cidade, houve a repetição da tragédia de Sésostris no Egipto: mas, apesar das reclamações da nobreza bem pensante e do consentimento do Arcebispo Confessor, não haverá senão homens em cena. Assim, embora fosse de esperar o contrário, todas as nossas esperanças a este respeito desapareceram.

O navio Medusa, chegado há já alguns dias, foi submetido a uma quarentena muito mais rigorosa do que as outras embarcações portuguesas, encontrando-se, logo à chegada, com uma grande quantidade de doentes. Contudo, como os sintomas já não são perigosos, asseguram que ele virá, já no fim desta semana, ancorar no ancoradouro real e que


 

de imediato começarão os trabalhos de reparação dos estragos sofridos na tempestade.

De 16 a 22 deste mês entraram no porto de Lisboa 18 navios mercantes estrangeiros e 11 portugueses. Na mesma semana saíram 20 navios mercantes estrangeiros e 3 portugueses. Tenho a honra de ser etc.